Les évolutions de Bob Booking reflètent celles de la production de spectacles.

Entre janvier et juin, Bob Booking a progressé sur plusieurs fronts. Suggérées par les utilisateurs ou proposées par l’équipe de Bob, ces avancées correspondent bien à l’évolution des attentes et des préoccupations des producteurs.

Le contrôle de gestion se généralise

La marge brute moyenne des entreprises de production flirte avec le zéro. Avec l’inflation des cachets des artistes les plus bankables, le développement de la production vs la cession, la baisse des budgets publics, la multiplication des solutions de ticketing… il est devenu essentiel de bien gérer, mieux contrôler, mieux anticiper. La dimension analytique est de plus en plus souvent intégrée dans les logiciels de compta., restait à construire un pont avec l’outil de gestion commerciale de Bob.

Avancées Bob :
– implémentation des plans analytiques dans les processus de vente
– génération automatique et export paramétrable des écritures comptables

A venir :
– module de gestion budgétaire, dépenses / recettes, prévisionnel  / réalisé.

 

Les échanges producteurs / promoteurs se professionnalisent

Les décisions de programmation déclenchent désormais un workflow que l’on souhaite rapide et sécurisé. Recueil des infos, contractualisation, facturation… tout ce qui est automatisable dans l’échange d’informations doit le devenir.

Avancées Bob :
– refonte des pré-contrats : meilleure lisibilité, infos administratives mémorisées par les organisateurs, alertes multiples
– refonte de l’édition de contrats, avec prévisualisation pdf.

A venir :
– gestion des demandes de booking.
– formulaire de saisie rapide des dates

 

La gestion de projets se développe dans le booking

Le module de gestion de projets, ajouté en 2017, connaît ces derniers mois un intérêt croissant. Il offre un débouché direct aux stratégies de diffusion établies sur les spectacles, permet de piloter plus finement et plus rapidement les actions de communication et de prospection, et affiche en temps réel les impacts de ces actions.
En s’emparant de ce principe d’action, jusqu’alors réservé aux grandes entreprises du secteur marchand, les utilisateurs de Bob se professionnalisent encore.

Avancées Bob :
– améliorations module Gestion de Projets : ajout de la notion de projets favoris, affichage filtré des synthèses projet et des portefeuilles de prospection.

A venir :
– lien entre les  dimensions commerciales et budgétaires des projets.

 

eMailing, bilan 2018

Pour la 3ème fois, nous avons établi un bilan annuel sur les campagnes d’eMailing réalisées par les utilisateurs de Bob.
6600 campagnes ont été routées en 2018 (6000 en 2017).
Le bilan traduit les mêmes tendances que sur l’ensemble de l’eMailing, tout secteurs confondus, avec des performances toutefois un peu meilleures. Bravo !
Il permet également de mettre en évidence l’impact positif des bonnes pratiques, en particulier le ciblage.

La fréquence et l’ampleur des campagnes

En 2018, chaque utilisateur du module d’eMailing a en moyenne envoyé 27 campagnes à 900 destinataires. En 2017 : 23 campagnes / 980 destinataires.
Cette moyenne masque 2 types de pratiques très différents :
– l’envoi mensuel générique, où l’ensemble du fichier pro est destinataire de chaque envoi.
– l’envoi ponctuel et ciblé, où des segments de fichiers sont mobilisés en fonction des sujets (l’entreprise la plus “cibleuse” a routé 270 campagnes à une moyenne de 50 destinataires)

Tous les indicateurs qui suivent sont clairement meilleurs pour les campagnes ponctuelles et ciblées. On le savait, mais les chiffres le confirment :
– Les campagnes destinées à moins de 200 contacts sont délivrées à 89%, et ouvertes à 32%
– les campagnes destinées à plus de 5000 contacts sont délivrées à 66% et ouvertes à 19%.
Au total, l’impact des campagnes est 50% donc plus élevé pour les envois ciblés.

On constate d’ailleurs qu’une douzaine d’entreprises ont modifié radicalement leurs pratiques, en passant d’un principe d’envois massif à un ciblage systématique, avec des résultats immédiats sur les performances de leur communication.

Les performances de l’eMailing

  • Taux de délivrabilité en 2018  (reçus / envoyés) : Entre 49% et 98%, taux moyen à 81%
    Le taux de délivrabilité est la première victime des barrières anti-spam. Il dépend à la fois de la qualité du fichier, de la réputation de l’adresse émettrice, de la conformité du message et des déclarations DKIM et SPF.
    En 2016, le taux moyen était de 92%, et de 84% en 2017. La baisse est d’autant plus importante qu’elle est concentrée sur 60% des entreprises qui ont vu leur réputation se dégrader fortement. Seule solution pour le restaurer : adopter des pratiques vertueuses, dès maintenant.
  • Le taux d’ouverture (ouverts / reçus) : entre 15 et 45%, taux moyen à 27%.
    Là, c’est la renommée de l’adresse qui joue (on ouvre parce qu’on connait), et le caractère incitatif de l’objet (on ouvre parce qu’on est intéressé).
    C’est ici que la segmentation des contacts et le ciblage des messages jouent à plein. 28 à 30% est un bon objectif.
    En 2017, le taux moyen était de 25%. On veut voir dans cette petite progression les effets d’une progression du ciblage.
  • Le taux de réactivité (clics / ouverts) : entre 0% et 30%, avec de fortes disparités. Taux moyen à 6,9%, stable.
    Le clic est complètement lié à la forme de la newsletter (la qualité du graphisme) et à son contenu (décevant / emballant). Et pour susciter des clics, qui sont des moyens de prolonger le contact avec le destinataire, encore faut-il poser des liens (boutons, images, textes).
    Précision : ce taux s’appuie sur le nombre de clics (on peut cliquer 20 fois sur un lien)  et non sur le nombre de cliqueurs (clic unique). Nous intégrerons cette stat rapidement.
  • Le taux de désabonnement (désabonnés / reçus) : entre 0% et 1,5%. Moyenne à 0,3%, stable.
    Danger ! Au delà de 0,5%, il existe un vrai risque d’être blacklisté par les serveurs. Pire : si le lien de désabonnement n’est pas très visible, le destinataire énervé va déclarer le message en “abuse”. La bonne pratique, encore et toujours : envoyer moins de campagnes, mieux ciblées.

Et le RGPD ?

Comme attendu, l’impact du RGPD n’est pas encore mesurable. On rappelle qu’en matière de communication BtoB, les envois sont tolérés dans la mesure ou le destinataire ne s’y est pas opposé. Mais dans les années à venir, l’eMailing sera impacté par la suppression obligatoire des contacts avec qui on a pas interagi pendant 3 ans.

Un conseil ?

Votre délivrabilité est directement impactée par vos taux d’ouverture. Ce qui signifie que plus vous envoyez à tout le monde, moins les contacts intéressés recevront vos messages.
Conseil donc : supprimez de vos listes d’envois les destinataires qui n’ont pas ouvert vos messages depuis 3 ans.
D’une part, ça ne sert à rien de continuer à leur apporter des infos qui ne les intéressent pas, d’autre part, cela améliorera la pertinence et les performances de votre com, et votre visibilité auprès de vos contacts utiles.
Dans Bob Booking, ça se passe dans la recherche avancée, onglet eMailing. Choisissez ouverture > 0
A l’inverse, vous pouvez rechercher les gros “cliqueurs”, ou ceux qui semblent intéressés par l’un de vos artistes, grâce aux liens tagués.

Vous vous retrouvez dans ces chiffres ? Plutôt cancre ou premier de la classe ?
Pour vous donner les moyens de vos bonnes résolutions 2019, voyez ce post sur les bonnes pratiques de l’eMailing et du RGPD.
Et suivez ces liens issus de l’aide Bob :
– 10 recettes pour foirer sa newsletter
Déclaration DKIM et SPF

Producteurs de spectacles : mutations en cours

Bob Booking a été adopté par plus 500 entreprises de production de spectacles, c’est-à-dire la majeure partie de la communauté professionnelle, dans sa grande diversité : développeur d’artistes et tourneurs de pop stars, compagnies émergentes et bureaux de production établis… Nous connaissons directement la plupart d’entre elles et nous échangeons beaucoup avec les équipes sur les évolutions de leur métier, évolutions constatées, impulsées, subies ou espérées… Leurs avis, leurs rêves, leurs besoins… sont la matière de l’évolution de Bob Booking.
De cette fenêtre, et histoire de nourrir le débat, voici les tendances que nous repérons. 1er éclairage : l’évolution des modèles économiques des producteurs de spectacles.

Léonard Dupond

CONCENTRATION

Dans la musique, après une phase de diabolisation quasi unanime des groupes américains (Live Nation, AEG) et nationaux (Fimalac), les tourneurs se positionnent en fonction de cette réalité à priori durable. Des groupes se constituent ou s’étendent par rachat ou prises de participation de la part d’acteurs du live ou du disque. (Because / Corida / Super !) l’indépendance fait débat (en conférence au MaMA ou en interview avec Eric Bellamy de Yuma). Les motivations sont connues : accès immédiat à un réseau plus large, voire planétaire et capacité d’investissement décuplée. On notera que 30 ans plus tôt, les mêmes débats agitaient le secteur du disque, entre Majors et Labels indés. Ces derniers ont manifesté une capacité de résilience a priori supérieure lors de la “crise du disque”.

MUTUALISATION

C’est une version 4S du point précédent : soft, souple, voire sociale et solidaire. Elle concerne toutes les disciplines et plutôt les “petits” acteurs associatifs, mais pas que. Les motivations sont pour partie similaires mais exprimées différemment : économies d’échelle, addition de compétences, renforcement des capacités d’action… Mais à la différence de la concentration capitalistique, dont les ressorts sont connus depuis que le capital existe, la mutualisation est un terrain d’expérimentation humain, économique et social pour le lequel les modèles sont encore en construction (nous avions consacré un post à la diversité de ces approches).

DÉSINTERMEDIATION

Ok, le mot est un peu technocratique ! Dans la filière du spectacle artiste >> producteur >> programmateur >> public, il correspond à la baisse d’influence des intermédiaires et à la constitution de circuits plus directs. On connait le direct-to-fan, rêve ultime d’une relation exclusive entre l’artiste et son public, favorisée par le web 2.0. Mais ces dernières années sont marquées par l’annexion des programmateurs par les producteurs. Cette prise de pouvoir prend plusieurs formes :

– Les producteurs rachètent les lieux de spectacle : à Paris, la quasi totalité des lieux (de musique, de théâtre, d’humour…) est maintenant la propriété de producteurs ou de groupes d’industriels du spectacle. En région, les salles de grande jauge (Zénith, Aréna) sont gérés par ces mêmes groupes : Fimalac, Vivendi ou Lagardère.

– Les producteurs produisent directement les spectacles : C’est le modèle traditionnel des salles parisiennes, des Zénith, mais aussi de nombreuses salles en régions. Cette pratique progresse également dans les Scènes de Musiques Actuelles, au détriment de l’achat en contrat de cession. Avantage pour les lieux : les risques financiers sont minimisés dans le contexte d’une aide publique incertaine. Intérêt pour les producteurs : l’accès direct au public via la billetterie, et donc la maitrise du développement de carrière de leurs artistes. Les risques – négatifs et positifs – sont bien sûr plus importants, et supposent un renforcement des fonds propres et l’acquisition de nouvelles compétences. A noter : ce type d’organisation constitue la règle ailleurs en Europe (Allemagne, Espagne, Italie…), où la fonction de programmateur de lieu constitue l’exception.

– Les producteurs organisent ou programment les festivals : Le Printemps de Bourges est programmé par Radical et Uni-T, A Gauche de la Lune booke la fête de l’Huma et organise les Paradis Artificiels, Wart crée Panoramas et Super ! en plus de la gestion du Trabendo, développe en France la franchise Pitchwork Music Festival, crée Cabourg mon Amour !, et remporte avec Matthieu Pigasse l’organisation de Biarritz en été. Les exemples sont nombreux, concernent les festivals et les producteurs de toutes tailles, et illustrent bien la montée en puissance des producteurs au détriment des structures classiques de diffusion.

DIVERSIFICATION

Bon nombre de producteurs historiques en musiques s’ouvrent depuis peu aux autres disciplines du spectacle vivant, en particulier les plus porteuses en termes de programmation et de public. Ils se dé-spécialisent. C’est vrai pour le nouveau cirque, désormais au catalogue de Caramba, Quartier Libre ou Blue Line. Ou l’humour qui représente désormais l’offre la plus importante en nombre de représentations, et est diffusé par Azimuth, A gauche de la Lune ou Décibels. Et bien sûr le spectacle jeune public dont la diffusion s’amplifie encore, développé par Dessous de Scène, Far Prod ou Ulysse Maison d’Artistes. Le théâtre et la danse restent largement produits par les compagnies elles-mêmes et par les bureaux de production dédiés, dont la démographie ne cesse de croître.
Mais cette diversification n’en est qu’à ses débuts et devrait se poursuivre : elle constitue une voie de croissance interne pour les entreprises, le renforcement de leur marque devant alors palier une moindre lisibilité de leur catalogue.

MULTI-ACTIVITÉ

Dans la filière musicale, un premier cumul d’activité était apparu lors de la vague du 360° : management, édition, label, distribution.
Avec les mutations actuelles, les métiers endossés par les producteurs s’additionnent encore : exploitant de salle, organisateur ou programmateur de festival, promoteur local, production exécutive… Chaque entreprise définit ou constate son propre modèle économique, en interne et ou en groupement, et cherche à s’attacher les compétences correspondantes. Profil en hausse : les data managers, capables de maximiser la billetterie à partir des données des publics.

Et les artistes ?

Ben oui : ces gens-là font partie de la filière (ils en sont même la raison d’être) et ne semblent pourtant pas en mesure de peser sur sa réorganisation. Leur position dans la chaîne de valeur semblent toujours gouvernée par le salariat intermittent et pour la grande majorité d’entre eux, le DIY est une étape à dépasser le plus rapidement possible. Les organisations collectives – les collectifs – sont passionnants mais souvent fragiles et à l’exception toujours citée des Ogres de Barback, on rencontre peu d’artistes – même indés – développant une démarche alternative construite. A suivre : la blockchain, ou le 360 inversé.

Et le spectacle vivant ?

La filière musicale accélère sa mue, poussée par la croissance du live, les appétits de quelques acteurs multinationaux et la puissance des solutions de billetterie.
Mais quelques dizaines de producteurs seulement sont concernés et le métier d’une majorité de tourneurs reste de développer la carrière de leurs artistes via les programmateurs et les contrats de cession. Le risque est qu’un fossé économique, technologique et professionnel se creuse entre gros producteurs et petits tourneurs comme il s’est déjà creusé entre les artistes les plus bankables (inflation sur les rémunérations, uniformisation des programmations) et la scène émergente. Quant au théâtre, à la danse, aux arts de rue,  leurs circuits de diffusion sont plus institutionnels, encore irrigués par l’argent public, la place des artistes – les compagnies – reste prééminente, et aucun industriel n’investit massivement le secteur. Si des recompositions s’y rencontrent c’est donc dans des versions atténuées. On peut tout de même faire le pari que sous la pression de la concurrence des producteurs issus de la filière musicale, de la montée en puissance des spectacles d’humour et du resserrement de l’aide publique, les temps à venir devraient être favorables à l’invention de nouveaux modèles.

Bob_lab, mise en place d’un canal de co-construction

La co-construction, c’est intéressant, probablement efficace, et en plein dans nos valeurs. Nous (Bob el Web) sommes parti de ça pour monter une plateforme collaborative avec la communauté des utilisateurs de nos solutions.

L’idée

Comme la plupart des éditeurs d’applications actuels, nous cultivons un fantasme (en fait, beaucoup plus, mais commençons par celui-ci) : s’appuyer sur une communauté d’utilisateurs active, pertinente et bienveillante, pour faire progresser notre application en étant aussi sûr que possible de l’adéquation des évolutions avec la demande ou les besoins de notre marché.

Le principe cumule a priori tous les bénéfices de l’UX (Expérience utilisateurs), des méthodes Agiles, de la saine gestion et de l’éthique sociocratique :

  • La notion d’étude de marché est prise en charge en temps réel, via les échanges avec la communauté.
  • La phase de conception est plus sûre, parce que confrontée en direct aux réactions des utilisateurs
  • Le temps de développement est raccourci, en particulier parce qu’il évite les errements d’une conception moins fiable.
  • Les tests sont facilités : les utilisateurs représentent une hétérogénéité et une puissance bien supérieures (et complémentaire) à celles de l’équipe interne.
  • La mise en marché est plus rapide, éventuellement programmée en plusieurs livraisons, à des groupes de plus en plus larges
  • La commercialisation éventuelle bénéficie d’emblée du soutien de la partie la plus active de la communauté.
  • Au delà, on donne corps à la notion de communauté. Chacun peut concourir à un outil commun et échanger avec ses pairs.

Une démarché agréable et respectueuse, des évolutions plus rapides, plus stables, moins couteuses, mieux adaptées, mieux adoptées… Le rêve.
Ça ressemble à de la co-construction, qui se définit par “l’implication d’une pluralité d’acteurs dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet ou d’une action”.

Trop tentant. On a monté une plateforme collaborative nommée Bob_lab.

Les écueils

Bizarrement, on caresse cette idée depuis longtemps, mais ce n’est que maintenant que nous la mettons en œuvre.
C’est qu’il y a des risques et des écueils, qui nous freinaient jusque là, triés par niveaux d’angoisse :

  • Le bide ! On le propose avec enthousiasme mais grand silence. Ça n’intéresse personne, et notre égo d’entreprise est durablement déprimé.
  • Le tsunami. A peu près 2100 professionnels utilisent quotidiennement ou presque notre appli. Et si ne serait-ce que 30% d’entre eux s’impliquent, comment peut-on tenir compte des avis de 600 personnes ? Bon, problème de riche. Il faudra changer de dispositif et aller chercher de nouveaux objectifs.
  • La promesse non tenue. OK, plein d’utilisateurs nous suivent (mais pas trop), et chacun porte des suggestions intéressantes, et différentes entre elles. On n’a pas prévu le temps suffisant pour répondre, pour animer les débats, pour créer des liens entre les uns et les autres, pour faire progresser des idées fortes. Ça vit 15 jours, puis plus rien. On a déçu. Pour éviter ça, organisation interne pour dégager de la dispo  et rendez-vous ponctuels plutôt que tchat ininterrompu.
  • La trop forte attente. Nos utilisateurs ont une activité professionnelle qui les occupe bien : produire des projets artistiques, communiquer sur les artistes, développer leur diffusion. Ils n’ont pas forcément le temps de se précipiter pour répondre à nos sollicitations. Et il faut accepter qu’il n’aient pas toujours d’avis, voire qu’ils sortent des conneries (ça arrive aux meilleurs). Si on récupère sur chaque chantier qui nous occupe une dizaine de contributions intéressantes, ce sera bien.
  • Le relou. Statistiquement, il n’est pas exclu qu’on se coltine un utilisateur irascible, remonté contre Bob, ou simplement lourd. On n’est pas sur le forum d’une plateforme de vidéo en ligne. Donc, si ça se produit, il faut un canal de discussion privé, et ne pas exclure d’exclure, en en acceptant les risques.

La réalisation

Techniquement, on a choisi d’utiliser une version gratuite de Slack, avec le plugin community inviter pour gérer les invitations. Slack, c’est l’outil qu’on utilise interne pour tchatter, se passer des docs, choisir le restau du vendredi… Ce choix offrait également la possibilité de recommander un outil collaboratif efficace à notre communauté d’utilisateurs. Ils le testeront avec Bob_lab et pourront s’ils l’apprécient  l’intégrer à leurs propres pratiques.

On a invité l’ensemble des utilisateurs par nos canaux habituels : la newsletter clients mensuelle et le flux RSS qui s’affiche à l’ouverture de Bob Booking.
60 utilisateurs nous ont rejoint dans les 2 premières semaines. C’était pour nous le meilleur chiffre. Et pas un relou en vue !

Nous avons ensuite circonscrit les thèmes de discussion (des chaînes, chez Slack). 3 chaînes consacrées aux chantiers du moment + un chaîne”Général” dédiée aux discussions impromptues ou hors cadre.

On a bien sûr la possibilité d’entamer des discussions avec 1, 2 ou 10 personnes particulières. Le Bob_Lab devient alors un outil de contact alternatif au mail et au téléphone. Et la même possibilité est offerte à tous les participants, pouvant permettre des prises de contacts faciles entre collègues du secteur.

Au plan de la contribution, nous sommes ravis : sur le chantier le plus actuel, en quelques jours, les contributions des utilisateurs nous ont apporté une vision précieuse des contraintes et des pratiques réelles, dans toute leur diversité.
Un résultat bien plus rapide et intéressant que de longues discussions internes ou une étude de faisabilité.

Cette approche 3.0 nous donne bien sûr des idées pour le fonctionnement de l’application elle-même, l’invention d’outils de discussion innovants au sein de l’eco-système.
Quand il aura un peu muri, on soumettra ce projet à la communauté, sur Bob_lab bien sûr.

Les bonnes pratiques du RGPD

RGPD… Rio Grande Police Department ?  Ristourne Générale Prévue Demain ? non non. Plus personne n’ignore aujourd’hui que l’acronyme désigne le Réglement Général pour la Protection des Données, soit un texte européen qui s’applique partout à partir du 25 mai, avec juste de légères différences d’appréciation selon les territoires.
Avec l’aide de notre avocate, spécialisée dans la protection des données, nous avons étudié les impacts de ce nouveau texte sur 2 éléments fondamentaux dans Bob Booking et dans l’activité des producteurs de spectacles : le fichier professionnel et l’e-mailing. Et on a également soumis Live data au crash-test réglementaire.

FICHIER PRO : LA TRANSPARENCE

Consentement, droit d’accès ou d’opposition, intérêt légitime ? Ces termes définissent ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire en matière de fichier pro.
► Sur les données publiques d’une structure, aucune limitation n’est imposée. Vous pouvez vous lâcher sur les adresses, tags, jauges… à l’exception des équipes, concernées par la nouveau règlement.
Les données professionnelles peuvent être collectées au nom d’un “intérêt légitime”, c’est-à-dire qu’on peut considérer que de par leur activité, les personnes concernées peuvent être intéressées par vos propositions. Les données professionnelles ce sont : les prénom, nom, fonction, téléphone direct et mail professionnel.
► Ce principe peut être étendu aux les coordonnées privées des professionnels (06 ou adresse gmail, par exemple), mais en cas de plainte, l’intérêt légitime ne tiendra pas…
► … à moins bien sûr que vous n’ayez recueilli le consentement explicite de vos destinataires, le très fameux opt-in. Cela vaut pour les inscriptions à votre newsletter, par exemple. Des idée peuvent être développées pour recueillir ce consentement via newsletter ou réseaux sociaux, toujours en étant très clair sur l’utilisation de ces données et vos engagements à ce sujet.
► La véritable évolution du RGPD tient à l’accent mis sur le respect des droits de la personne : droit d’accès, de rectification, d’opposition. Cela implique que vous soyez en mesure d’informer les personnes qu’elles figurent sur votre fichier, de leur communiquer sur demande les infos qui les concernent, de leur permettre de modifier ces infos ou de s’opposer à la présence dans votre fichier de toute info les concernant.
Pour l’instant, nous vos proposons d’ajouter une mention légale et une adresse mail, dédiée ou non, sur toutes vos communications électroniques : mail et e-mailing. Et justement…

E-MAILING : UNE CONTRAINTE DE PLUS

L’e-mailing est une auto-dénonciation  : en envoyant une campagne, vous révélez également à vos destinataires que vous détenez des données sur eux.
Les règles du RGPD s’appliquent donc ici de la même manière et seront particulièrement surveillées. Rappelons les bases :
► En com BtoC (vers le public) il est nécessaire d’obtenir le consentement préalable du destinataire (opt-in).  Et s’il n’a pas dit oui, c’est non.
► En com BtoB (vers les professionnels), c’est le contraire, S’il ne s’est pas opposé (opt-out), c’est oui. Le lien de désinscription obligatoire est fait pour ça.
Mais ça n’est pas tout
► En plus de ce lien de désinscription, c’est l’occasion d’informer vos destinataires sur leur droits concernant  votre fichier et de leur fournir un moyen de les exercer, comme indiqué plus haut. Vous pouvez vous inspirez de la mention que nous utilisons et l’adapter en fonction de votre situation

Vous recevez ce message parce que vous vous-êtes inscrit sur le site de www.mondomaine.com
ou que votre activité professionnelle nous laisse penser que vous pouvez être intéressé 
par nos informations. Conformément au Réglement Général sur la Protection des Données, 
toute personne physique dispose d'un droit d’accès, de rectification et d'opposition sur 
le traitement de ses données telles qu'elles figurent dans notre fichier. 
Ces données ne sont utilisées que par nos services et uniquement à des fins de contact 
professionnel.  Merci de suivre ce lien pour exercer vos droits. 
Pour ne plus recevoir de messages de notre part, cliquez ici

► Une nouveauté : le droit à l’effacement. La loi précise que les coordonnées d’un contact qui ne répond à aucune sollicitation depuis trois ans doivent être supprimées.
Et là, la règlementation rejoint le bon sens et l’efficacité : dans le cadre de l’e-mailing, l’envoi à des destinateurs “non ouvreurs” plombe votre réputation et pénalise votre délivrabilité (Voir ici l’article sur les bonnes pratiques de l’e-mailing) . Vous avez déjà dans Bob les moyens d’exclure ces destinataires de vos campagnes, et nous travaillons à un raccourci qui vous notifiera automatiquement ces destinataires indifférents.

LIVE DATA : RGPD COMPATIBLE

Live data a été développée sous le contrôle de notre avocate, en anticipant sur les bonnes pratiques du RGPD.
Les mesures prises sont assez proches de celles que vous devrez mettre en œuvre et nous y consacrons des moyens importants.
► Chaque structure présente dans Live data en est informée par mail. Celles qui le souhaitaient peuvent corriger leurs données ou supprimer les infos liées aux équipes.
► Nous allons mettre en place dans les prochaines semaines une plateforme publique offrant un canal permanent de consultation, rectification, opposition.
► Les coordonnées professionnelles (adresse mail + téléphone direct) sont effectivement professionnelles : les @gmail.com et les 06 n’y figurent que dans la mesure où ils sont publiés sur les internets… et que leurs propriétaires ne s’y sont pas opposé.
► Guillaume, en charge de la satisfaction des utilisateurs Bob (la hotline, quoi) a été également nommé Délégué à la Protection des Données (ou Data protection Officer, ou DPO). Il est garant du respect de la réglementation, mais également conseil pour toutes vos questions sur le sujet.

Bob favorise les bonnes pratiques d’emailing

99,9% des mails qui circulent sont des spams (des messages non désirés). Ça coûte fort cher aux hébergeurs : leurs data-centers consomment 2% de l’électricité mondiale, tout de même. Ils réagissent en durcissant leurs politiques anti-spam, qui s’appuient sur la réputation de votre nom de domaine et sa dégradation progressive.
Pour éviter d’être blacklisté et retrouver une com efficace, les bonnes pratiques doivent s’appliquer sur tous les aspects d’une campagne (choix des destinataires, graphisme, rédaction…)  et même au delà (qualité du fichier, stratégie de diffusion…). Elles visent à obtenir les meilleures performances en délivrabilité, ouverture, clic, et permettent une amélioration continue en s’appuyant sur les bilans des campagnes.
Ce schéma vous parle ?

Un des gros avantage de Bob est l’intégration complète de l’emailing dans l’application, ce qui permet d’agir à tous les étapes d’une campagne, de la définition des cibles au bilan, en passant par la conception graphique. Vous disposez d’un ensemble d’outils incomparable pour communiquer efficacement.
Détaillons !

► Qualité du fichier

Un bon fichier est qualifié (pour définir facilement les listes d’envoi) et mis à jour (pour disposer des bonnes adresses et éviter les mauvaises).
Une batterie d’outils vous permet d’accéder à un bon niveau de qualité :
> Live data, bien sûr, qui vous livre des infos précises et mises à jour sur tous les diffuseurs culturel français. En vous offrant la possibilité d’abonner vos propres contacts à une mise à jour permanente, il règle la plupart des problèmes liés au fichier.
> le partage des adresses en erreur. Nous avons choisi de partager cette information avec la communauté des utilisateurs, pour vous éviter d’utiliser des adresses fausses et d’abîmer votre réputation.

► Réduction

A partir la recherche avancée, repérer les contacts qui n’ont jamais ouvert vos newsletters, ou juste 1 fois, ou qui n’ont jamais cliqué… Votre com ne les intéresse pas ? Sortez-les de vos prochains envois. Votre taux d’ouverture va progresser tout seul.

► Ciblage

Communiquer, c’est choisir ! Quelle sont vos stratégie de diff pour chacun de vos spectacles ? Quelles cibles de prospection ? En sachant à qui vous vous adressez, vous serez mieux entendu. Par exemple, vous ne parlez pas de la même manière à un festival avec qui vous avez déjà travaillé, ou à un centre culturel inconnu… Le module de gestion de projet et la recherche avancée vous permettent de traduire vos choix stratégiques en listes cohérentes.

► Segmentation

Donnez-vous un défi : pas plus de 500 destinataires pour une newsletter. Et si votre cible de prospection comporte 2000 contacts, segmentez (par géoloc, par activité… ) et adaptez votre objet à chaque envoi.

► AB testing

Profitez de la segmentation pour vérifier ce qui fonctionne le mieux : 2 créations différentes, 2 heures d’envoi, 2 manières de placer les boutons d’action… un coup d’œil sur les bilans de chaque campagne vous renseignera sur les solutions les plus efficaces.

► Conformité technique

L’éditeur de newsletters de Bob répond aux meilleurs standards mondiaux. Il vous permet en particulier de mettre en œuvre simplement les bonnes pratiques techniques : textes alternatifs et liens sur les images, lien de désabonnement, responsivité (adaptation graphique aux tablettes et smartphones). Et ne pas oublier les textes courts et les boutons (call-to-action) qui prolongeront la lecture de votre message par des visites sur votre site ou vos vidéos, ou déclencheront un envoi vers votre votre adresse mail.

► Mail-tester

C’est un outil épatant pour connaître la qualité d’une newsletter avant son envoi, et nous l’avons intégré dans l’étape de test des campagnes. En 2 clics et une note, vous savez tout sur les éventuelles corrections à effectuer sur votre newsletter.

► Qualification des liens

Dès l’envoi de votre campagne, Bob vous vous propose de taguer les différents liens présents dans la newsletter, en spécifiant l’artiste ou le spectacle concerné. L’intérêt ? Pouvoir ensuite rechercher les fans :  les contacts visiblement intéressés par vos projets.

► Analyse et nouveau ciblage

Les bilans de campagne recèlent des mines d’information sur les comportements de vos utilisateurs. Sur une campagne d’invitation, retenter un envoi à ceux qui n’ont pas ouvert votre premier message. Et depuis la recherche avancée, rechercher les cliqueurs, les ouvreurs, les fans… et leur adresser des messages spécifiques.

 

► Et aussi

– utilisez un nom de domaine professionnel (pas de gmail, yahoo, free, orange, etc)
– effectuer les réglages DKIM et SPF (si vous galérez, on vous aide sur Ovh, Gandi, 1and1, Amen…)

Premier atelier métier de Bob : Bien préparer Avignon

À force de côtoyer, d’interroger, de former les professionnels de la diffusion, l’équipe de Bob à une vue imprenable sur leurs pratiques professionnelles et les mutations du secteur.
Cette connaissance fait d’ailleurs notre richesse : c’est ce qui nous permet de développer des applications qui répondent à des besoins réels, voire de les anticiper.

Là, on a décidé de valoriser cette somme d’infos et de réflexion en mettant en place des formations d’une nouveau type : les ateliers métier.

  • Nous avons isolé des thèmes “métier” communs à des nombreux utilisateurs, et qui leur pose éventuellement problème.
  • 2 intervenants co-animent la session : Cécile, formatrice de Bob, qui sait trouver dans l’application les réponses à toutes les questions, et un professionnel du secteur, légitime sur le thème abordé.
  • Enfin il s’agit d’une formation atelier, c’est à dire que le partage d’expérience est recherché, et qu’on travaille sur les cas concrets amenés par les participants, dans une double logique stratégique et pratique. Pour les participants, Bob Booking devient ainsi l’outil qui permet de donner corps aux décisions stratégiques.

Le premier des ateliers métier: Bien préparer Avignon
On cherchera à apporter des pistes de travail et des techniques de gestion de projet sur les problématiques posées par la participation au Off d’Avignon.
Et on s’intéressera au cycle complet : avant Avignon, pendant et après.
Pour cet atelier, l’intervenante invitée sera Karine Hernandez, chargée de diffusion indépendante, qui travaille majoritairement avec la compagnie Les Lubies.

Cette formation concernera bien entendu les chargés de diff, de com, de prod… qui prévoient d’investir dans une participation au Off.
Elle peut également concerner les compagnies de rues du Off de Châlons ou d’Aurillac.
Pour le domaine des musiques actuelles on envisage quelque chose d’équivalent pour Bourges ou les Trans.

Une version hyper rapide de l’atelier sera proposé dans le cadre des ateliers des BIS, le mercredi 17 janvier à 14h30.

Le booking passe en mode projet

Dans l’interface Bob Booking, on ne parle plus de Proposition Artistique mais de PROJET.
De même, le module de GESTION DE PROJETS a remplacé le module de pilotage commercial. Relifting lexical ? Oui, mais pas seulement.
Le module de pilotage commercial est sorti depuis 1 an. Et ce qui correspondait à un projet de co-production intéressant (avec Atelier Théâtre Actuel, l’un des producteurs les plus importants dans le domaine du théâtre) s’est transformé pour nous en une clef pour imaginer l’avenir de Bob Booking.

Une 50aine d’entreprises ont testé le module de pilotage commercial et l’ont adopté. Nous avons constaté avec elles que leur utilisation du module les amènent vers de nouvelles pratiques, plus naturelles, plus efficaces. Vers un fonctionnement en mode projet, justement, d’où le glissement lexical. 

Pour Bob et ses utilisateurs, qu’est-ce qu’un projet ?

  • la tournée de Flying Zatopek, que je n’ai à disposition en France que pendant 15 jours en mars.
  • Le Matt Robson quartet, qui mobilise une équipe artistique différente et se vend plus cher que Matt Robson en trio.
  • Le festival Off d’Avignon pour “la Nouvelle”, une pièce de la compagnie Entre Deux.
  • La tournée des festivals de juillet pour René Cantine, évidemment différente de la tournée des SMACs organisée en novembre / décembre pour la sortie de l’album.

Pour chaque projet, quelles ressources sont nécessaires ?

  • un portefeuille de prospection spécifique, que je constituerai avec des contacts issus de mon fichier et de Live data. Il y aura bien sûr des programmations en dehors de ces contacts, mais le portefeuille de prospection est mon cœur de fichier, sur lequel il sera le plus efficace de concentrer mes efforts de prospection.
  • un suivi de prospection. Combien de contacts ai-je encore à rappeler ? Qui s’approche d’une décision ? Sur quel projet dois-je appuyer cette semaine…
  • des données budgétaires (dépenses et recettes, prévisionnelles et réalisées), pour prendre les bonnes décisions et checker les résultats économiques. Ce sera notre prochain chantier de développement
  • des éléments de bilan en temps réèl (marge brute de la tournée, fréquentation moyenne, résultats par rapports aux objectifs…) qui permettront de mieux travailler les tournées suivantes.

Les ressources actuelles du module de gestion de projet permettre d’être efficace et rapide sur la plupart de ces points.
Dans les mois qui viennent, nous systématiserons cette approche pour enrichir encore l’expérience des utilisateurs.