Articles

CONFERENCE : Mieux travailler la diffusion de spectacles : l’expérience Bob

L’équipe de Bob El Web sera présente du 18 au 25 juillet au festival d’Avignon avec notamment une conférence le 20 juillet à 13h30 au Magic Mirror du OFF !

Comment gagner du temps sur ce qui parait incompressible, développer et entretenir son réseau professionnel, comment rendre plus efficace le suivi de ses contacts, comment mieux communiquer à moindre coût ?

Les équipes des 300 entreprises utilisatrices de Bob Booking ont développé de nouvelles pratiques, adaptées aux mutations du secteur.

Chargés de diff, de com, de prod, administrateurs… Nous avons ensemble co-construit un nouveau standard professionnel.

En s’appuyant sur ces retours d’expérience, le fondateur de Bob illustrera les récentes avancées de l’application et lancera Bob Express, une proposition / coup de pouce aux indés et aux structures qui démarrent.

Retrouvez les informations sur l’événement Facebook !

Infos pratiques :

Magic Mirror,
village du OFF, école Thiers,
1 rue des écoles
84000 Avignon

Retours d’Avignon

Une bonne partie de l’équipe de Bob était à Avignon pendant les 3 semaines du festival, hébergée dans les locaux douillets du Off, et comme toujours emballée par l’atmosphère du festival et l’enthousiasme des compagnies.
Avec elles, on a eu de très nombreux temps d’échange, démos Bob, discussions, ateliers, conférences… de quoi préciser quelques réflexions sur ce qui constitue la base de nos applications : la diffusion des spectacles

Qui vend ?

Je viens du booking, de la production de concerts. En musique, dès lors qu’un groupe souhaite entrer dans une démarche professionnelle, il recherche un tourneur. Dans le rock, la pop, le jazz, la chanson, les musiques du monde…les exemples de groupes professionnels auto-diffusés sont rares. Le tourneur (ou le producteur, ou le manager) porte la parole commerciale du projet artistique et constitue un intermédiaire de confiance avec le programmateur.
Cousins des tourneurs, les bureaux de prod sont de plus en plus présents dans les “Arts de la Scène”. Ils ont accompagné l’explosion des seuls-en-scène et intègrent maintenant dans leurs catalogues tous les types de théâtres.
Mais en théâtre ou en danse, très majoritairement, les compagnies ont fait le choix de conserver en interne toutes les fonctions support : recherche de diff, production, communication, administration click for more. Sans doute issue d’un modèle économique historiquement centré sur l’argent public (les aides à la création) plus que sur un développement propre (la diffusion des spectacles), cette situation est de moins en moins tenable.
Les tentatives de développer l’activité de diffusion au-delà des frontières régionales se heurtent à la fois à la culture des entreprises (artiste vs commercial) et à une simple question démographique : comment exister vis-à-vis d’un programmateur face à 5000 autres compagnies, chacune ne représentant qu’elle-même ?

Avignon et la pensée magique ?

Dès lors, la “tentation d’Avignon” est grande : abolir les questions de la géographie et des moyens de communication, retrouver un rapport direct (naturel) entre l’artiste et le programmateur, et ce même au prix d’un investissement “déraisonnable” (la moyenne est de 22 000 €).
Et objectivement, ça fonctionne : des saisons de programmations se construisent ici, dans cette foire ultra-libérale ou plus de 1000 compagnies vont se disputer à grand renfort d’affiches et de parades l’attention de quelques milliers de pros accrédités.
Avignon fonctionne, mais de moins en moins, et pas pour tout le monde. Cela tient bien sûr à l’inflation du nombre de compagnies et de spectacles, à la diminution des budgets de programmation, mais aussi au fossé creusé entre les grosses compagnies ou les bureaux de prod, et les compagnies les moins structurées.
Entre ceux qui entretiennent une relation permanente, tout au long de l’année, avec leurs réseaux de programmateurs, et pour qui les dates programmées seront justement facilitées par ces bonnes relations (c’est humain !)
… et ceux qui, ne connaissant et n’étant connu de personne, ne peuvent qu’espérer un bon bouche-à-oreille pendant les 3 semaines du festival.
Tous les ans, un “petit” spectacle cartonne et sert à prolonger le conte de fée. Il est bon, il touche le public, et il a eu la chance d’entraîner les programmateurs. Mais il s’agit d’1 ou de 2 ou de 5, sur plus d’un millier de spectacles dont certains, tout aussi aboutis, restent en dehors des radars professionnels.
Sincèrement, ça nous attriste.

Et ensuite ?

Dans un Avignon idéal, comme ailleurs, les compagnies se donneraient les ambitions professionnelles de leurs moyens artistiques, puis les moyens professionnels de leurs ambitions. Ca passe par retravailler leur modèle (quel rythme de création ? quel choix budgétaires ? quelles fonctions conserver ou externaliser ?), s’attacher les bonnes compétences (un chargé de prod ou d’administration ne pourra jamais se consacrer efficacement à la diffusion) et à se doter de bons outils pour rendre tout ça possible.
Suivez mon regard ?

Jean-Luc @ Bob

Évènements

Aucune page ne correspond à votre recherche

Désolé, aucun article ne correspond à votre recherche